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Perte de cheveux chez l’homme

Une raie plus visible, des tempes qui s’approfondissent ou une chute plus nette au lavage ne disent pas la même chose. La consultation sert d’abord à distinguer les mécanismes, avant toute proposition.

Consultations à Fribourg (Suisse), au Sarine Center de Villars-sur-Glâne.

Chez l'homme, une chute de cheveux peut avoir plusieurs origines. Dans la grande majorité des cas, il s'agit d'une chute liée à l'hérédité et aux hormones masculines : c'est la cause la plus fréquente. Mais d'autres formes de chute existent, avec des présentations et des prises en charge différentes.

La forme la plus fréquente : la chute liée à l'hérédité

C'est la situation la plus courante chez l'homme. Elle se traduit par une raie qui s'élargit, des tempes qui se dégarnissent, ou un dégarnissement au sommet du crâne. Elle s'installe progressivement, sur plusieurs mois ou années, sur un terrain familial, sous l'effet des hormones masculines. Sa sévérité et sa répartition peuvent être décrites à l'aide d'une échelle (Norwood-Hamilton), mais cette échelle sert à classer, pas à poser le diagnostic à elle seule.

Une chute plus soudaine et diffuse

Parfois, la chute touche l'ensemble du cuir chevelu de façon plus brutale, deux à quatre mois après un épisode de fièvre, une opération, une carence, un médicament ou un stress important. De nombreux cheveux entrent alors en même temps dans une phase de repos avant de tomber. Cette forme est en général transitoire et repousse spontanément en quelques mois.

D'autres causes, plus rares, à ne pas oublier

Une chute de cheveux peut aussi être due à d'autres causes, par exemple :

  • des plaques rondes sans cheveux qui apparaissent rapidement ;
  • une infection du cuir chevelu ;
  • une traction répétée des cheveux (coiffures serrées, tics) ;
  • une maladie de la thyroïde, une carence en fer, ou certains médicaments ;
  • une inflammation du cuir chevelu qui détruit définitivement les follicules et laisse une peau lisse à la place des cheveux, une situation qui nécessite un avis médical rapide.

Ces différentes causes peuvent aussi se combiner chez une même personne. C'est pourquoi il est utile de faire examiner son cuir chevelu plutôt que de considérer toute chute de cheveux comme un seul et même problème : le mode d'apparition, la répartition et l'aspect du cuir chevelu orientent vers la cause et donc vers la prise en charge la plus adaptée.

Quand une consultation médicale a du sens

Une perte soudaine, une plaque, une douleur, une suppuration ou une atteinte des sourcils justifient un avis sans attendre. « Que faire » commence par ce tri, pas par un shampoing.

Consulter a du sens si la densité change, si la chute persiste au-delà de quelques cycles de lavage, si une zone se dégarnit, ou si le cuir chevelu démange, pèle ou fait mal. On vient aussi lorsqu'on veut simplement comprendre, avant d'accumuler les produits.

L'âge n'est pas un diagnostic. Une perte à 20 ans, à 30 ans ou à 40 ans peut relever du même mécanisme, ou de mécanismes différents. La date de début, le rythme, les antécédents familiaux et l'état du cuir chevelu pèsent plus que le chiffre.

La première visite

La première heure sert à l’entretien : début, rythme, médicaments, santé générale, habitudes capillaires. Puis l’examen du cuir chevelu. Une trichoscopie peut préciser une miniaturisation, une chute diffuse ou un autre tableau.

Un bilan biologique n’est pas systématique. Il se discute si l’histoire oriente vers une cause particulière. Les options dépendent du diagnostic. Leurs limites font partie de l’information, au même titre que leurs indications.

20 ans, 30 ans, 40 ans

À 20, 30 ou 40 ans, la question est souvent la même : est-ce précoce, familial, diffus ou localisé ? Une alopécie androgénétique peut déjà être installée avant quarante ans, et les formes précoces sont plus fréquemment associées à d'autres facteurs (antécédents familiaux marqués, tabac, surpoids, …), ce qui peut justifier d'en parler aussi sur le plan de la santé générale, au-delà de l'aspect esthétique. Après cet âge, une chute d'un autre type ou une maladie générale peuvent s'y ajouter.

L'âge oriente. Il ne conclut pas. La page dédiée aux 40 ans reprend le milieu de vie plus en détail.

La consultation à Fribourg

La première visite dure environ une heure. Elle commence par votre histoire : quand le trouble a commencé, comment il évolue, votre santé, vos traitements, vos habitudes capillaires. L’examen du cuir chevelu suit. Une trichoscopie peut préciser ce que l’œil seul ne tranche pas. Un bilan sanguin n’est pas automatique. On le discute si l’histoire oriente.

Dr Cindy Ottiger-Mankaka est Médecin spécialiste FMH en médecine interne générale, avec une expertise en trichologie. Elle intègre cette discipline à sa pratique quotidienne à travers une approche médicale globale. Les troubles capillaires étant fréquemment le reflet de déséquilibres internes (hormonaux, métaboliques, inflammatoires ou nutritionnels), son expertise de médecin interniste permet de réaliser des bilans systémiques complets et d'assurer une prise en charge médicale ciblée. Elle travaille avec une équipe de thérapeutes et d’experts en soins capillaires.

Les consultations ont lieu au Sarine Center, Route du Petit-Moncor 1c, 1752 Villars-sur-Glâne. Consultations au Sarine Center (Villars-sur-Glâne), en attendant les locaux définitifs. Selon les informations du cabinet, elles sont facturées au tarif TARDOC et prises en charge par l’assurance obligatoire des soins (LAMal), sous réserve de la franchise, de la quote-part et des conditions de votre modèle d’assurance. Un bon de délégation est souvent utile. Certains examens ou soins restent à votre charge et font l’objet d’une information préalable.

Sources

Articles indexés dans PubMed. Cette page informe ; elle ne remplace pas une consultation médicale.

  1. Diagnosis and Treatment of Nonscarring Hair Loss in Primary Care in 2021. Mirmirani P, Fu J. JAMA. 2021;325(9):878-879. doi:10.1001/jama.2020.19313.PubMed ↗
  2. Androgenetic Alopecia: Therapy Update. Devjani S, Ezemma O, Kelley KJ, Stratton E, Senna M. Drugs. 2023;83(8):701-715. doi:10.1007/s40265-023-01880-x.PubMed ↗
  3. Impact of Laboratory Work Up and Supplementation on Alopecia Patients: A Single-Center Retrospective Chart Review. Kakpovbia E, Ugonabo N, Chen A, et al. Journal of Drugs in Dermatology : JDD. 2021;20(7):807-809. doi:10.36849/JDD.5886.PubMed ↗
  4. Androgenetic alopecia. Liu Y, Tosti A, Wang ECE, et al. Nature Reviews. Disease Primers. 2025;11(1):73. doi:10.1038/s41572-025-00656-9.PubMed ↗

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